Les Ukrainiennes en France, en chiffres
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Ukrainiens adultes résidant en France, fin 2024 | 87 015 | Ministère de l’Intérieur (DSED) |
| Part de l’Île-de-France dans la population ukrainienne adulte, fin 2025 | près d’un quart | Ministère de l’Intérieur (DSED) |
| Protection temporaire valable jusqu’au | 4 mars 2027 | Conseil de l’UE |
| Répondantes de l’étude Adorée vivant en France | 13 % — deuxième pays de l’échantillon | Étude Adorée 2026 |
| Répondantes sans relation | 52 % — dont une sur quatre en recherche active | Étude Adorée 2026 |
| Répondantes qui n’utilisent aucune application de rencontre | 87 % | Étude Adorée 2026 |
Ce qui change quand vous la rencontrez en France
- Elle est ici de plein droit. La protection temporaire lui permet de vivre et de travailler en France ; elle n’a pas besoin d’une relation pour rester, et une approche qui laisse entendre le contraire clôt la conversation.
- Elle est diplômée et souvent sous-employée. Plus de 40 % des réfugiées ont au moins un master (OCDE) ; près de 60 % de celles qui travaillent occupent un poste sous leur qualification, le temps que le français progresse.
- Elle est très probablement mère, souvent seule. Plus de la moitié des répondantes ont un enfant à charge. Une relation avec elle inclut un foyer qui existe déjà.
- La langue fatigue, elle ne sépare pas. Vivre toute la journée en français est épuisant ; l’anglais sert souvent de pont, environ la moitié le parle. La patience compte plus que la perfection.
- Elle connaît les publicités pour les « épouses ukrainiennes ». Le sérieux ne s’affirme pas dans un premier message, il se montre dans les premières semaines.
Où la rencontrer sans tomber dans une arnaque
- Les applications de rencontre généralistes : possible, mais 87 % des répondantes n’y sont pas ; celles qui les ont quittées citent les faux profils et des hommes qui ne cherchaient rien de sérieux.
- Les sites qui font payer à la lettre ou à la minute de chat : ils présentent surtout des femmes qui vivent en Ukraine, et leur facturation récompense les conversations qui ne finissent jamais. Lisez notre guide sur les arnaques sentimentales avant d’acheter des « crédits ».
- La vie communautaire : paroisses, écoles du samedi et associations ukrainiennes à Paris, Lyon, Nice, Strasbourg ou ailleurs sont des lieux d’appartenance, pas des terrains de chasse. Allez-y si vous avez une raison d’y être.
- Un service de présentation privé : les deux côtés sont vérifiés, la présentation est mutuelle et personne ne paie au message. Avant de vous inscrire où que ce soit, demandez qui le dirige, comment les membres sont vérifiés et comment vous payez.
Ce qu’elle cherche
Interrogées sur ce qui compte le plus chez un partenaire, les répondantes ont classé en premier la stabilité et la sécurité (68 %), puis le respect et la douceur (54 %), puis l’engagement et le sérieux (48 %). Ni l’apparence, ni les revenus, ni le style de vie ne figurent dans les trois premiers.
Trois sur cinq envisageraient de déménager en Europe par amour ; les autres ont déjà tout reconstruit une fois et veulent rester où elles sont. Les deux réponses méritent le respect, et une présentation sérieuse pose cette question avant toute autre.